Histoire de la famille de Gueyer

Mémoires d'une famille franco-russe

Journal du 6ème bataillon du 1er régiment étranger du 16 mars au 12 août 1923

Effectifs au 16 mars 1923

Commandant KRATZERT Chef de Bataillon

Capitaine CHOLLET Adjudant Major

Lieutenant JACQUOT Officier des Détails

21ème Compagnie : Capitaine ALLIOT, Lieutenants GELIS, MILOUIDOFF, CHRISTOPHE

22ème Compagnie : Capitaine MASSES, Lieutenants ROGER, LABALEC, S/Lt de GUEYER

23ème Compagnie : Capitaine MARIONI DI GUBBIO, Lieutenants VELLY, LA CAISSE, s/Lt KRIDITKY

Compagnie de Mitrailleuses CM6 : Capitaine BARRE, Lieutenant LAMY, MAGRET

67 sous-officiers

783 caporaux et légionnaires

Introduction

Le 6ème Bataillon du 1er Étranger a pris une part glorieuse dans la réduction de la « TÂCHE DE TAZA ». Pendant les opérations dont la durée s’étend du mois d’avril au mois de novembre 1923, la Légion Étrangère, soit qu’elle eu à combattre, soit qu’elle eut à travailler pour la construction des postes et des pistes de communication, a justifiée pleinement les paroles élogieuses du Général MARMIER : « Quand il s’agit de bravoure, de sacrifice, de dévouement, la Légion Étrangère ne laisse jamais protester une lettre de change tirée sur elle ».

Le 16 mars : le 6ème Bataillon sous les ordres du commandant KRATZER, désigné pour faire partie d’un groupe mobile de TAZA, quitte SAIDA sa garnison. Il se rend à SIDI BEL-ABBES, puis à OUDJA où il reçoit le complément de matériel qui lui sera nécessaire. Le point de concentration du groupement CURIE auquel il est rattaché est BOU RACHED.

Le 31 mars : les légionnaires du 6ème Bataillon y sont présents. Ils y restèrent d’ailleurs jusqu’au 6 avril à cause de la température mauvaise. Ils sont pourtant impatients de courir sus aux BENI OUARAIN (2000) que des reconnaissances ont signalés comme décidés à s’opposer à toute progression.

Opération de BERKINE

Le 6 avril : l’élan du 6ème Bataillon ne sera pas retardé davantage, et lorsque le clairon du camp lance partout l’impressionnante sonnerie de « l’En Avant », ils sont tous prêts aux plus durs combats comme aux travaux les plus pénibles. Le Bataillon est au gros de la colonne FREYDENBERG et se porte dans la direction du DJEBEL TIMGUERDINE. La marche est difficile à cause du terrain abrupt et très vallonné ; il faut parfois venir en aide à l’artillerie dont la progression est très ralentie.

Le 7 avril : la marche en avant continue dans les environs du DJEBEL BOU CHERDANE ; le bataillon y passe la journée du 8 avril.

Le 9 avril : la colonne se porte à proximité de l’OUED ZOBLIT et y bivouaque les 10 et 11 avril.

Le 12 avril : le groupe s’avance vers BERKINE ; le Bataillon fait partie du gros et aide encore une fois à la progression de l’artillerie.

Le 13 avril : il devient le flanc gauche de la colonne. Les dissidents occupent les hauteurs qui dominent le plateau de BERKINE à l’ouest et ouvrent un feu violent sur la colonne, mais la riposte immédiate de notre artillerie les oblige à se replier. Le Bataillon peut alors s’installer au bivouac à BERKINE sans trop de difficultés. Les légionnaires BOHLERT et BLOCK de la 23ème Compagnie sont blessés.

Du 14 au 23 avril : c’est la période des travaux ; chaque unité du bataillon a sa tâche. La 21ème Compagnie est chargée de construire la tour KRATZERT, la 22ème construira l’ouvrage NAEGELIN pendant que la 23ème montera les fours à chaux et que la CM6 assurera la protection des travailleurs. Depuis le départ de BOU RACHED, les légionnaires du 6ème Bataillon ont mérité de la vieille Légion ; ils reçoivent les félicitations du Général CAIMEL, adjoint au Maréchal LYAUTEY et celles du général PAUMITAN commandant la subdivision de MEKNES. Dans la nuit du 21 au 22 avril, le légionnaire MEY Hermann de la 23ème Compagnie est blessé.

Le 23 avril : Après avoir laissé une garnison sur le plateau de BERKINE, la colonne FREYDENBERG se porte sur TIZI BOU CHERDANE et revient le 24 à BOU RACHED où elle séjourne le 25 avril.

Le 26 avril : le Groupe Mobile s’avance en direction de GUERCIF en deux étapes très pénibles à cause de la température très variable. La 1ère étape a lieu KASBAH KEFOUA où le 6ème Bataillon n’arrive qu’à 19 heures après une marche de 40 km. La 2ème étape a lieu à GUERCIF le 27 avril. Malgré la fatigue de la veille, les légionnaires du Commandant KRATZERT s’avancent toujours gais et à 12 heures bivouaquent à GUERCIF où ils resteront jusqu’au 29 avril.

Le 29 avril : le Commandant du Groupement Mobile décide d’étendre les opérations dans la région du BENI BOU ZERT ; c’est alors la longue suite des étapes qui se succèdent sans altérer l’entrain du 6ème Bataillon. Le 29 avril, il est à SAFSAFAT et le 30 à M’COUN.

Le 1er mai : Le GM est divisé en deux parties : la 1ère doit se porter sur TAZA et passe sous les ordres du Colonel ROZAN ; le Lieutenant-colonel FERAL prend le commandement de la 2ème dont fait partie le 6ème Bataillon. Il doit se porter sur AIN GUELDAMANE où il séjournera le 2 mai.

Le 3 mai : reprise de la marche en direction de TAGOURAS à BAB EL ARBA, point de départ de la future opération contre les BENI BOU ZERT.

Affaire des BENI BOU ZERT

Le 5 mai : Après un court séjour à BAB EL ARB, le GM quitte le bivouac et se porte courageusement à l’attaque du plateau des BENI BOU ZERT. Les légionnaires du 6ème Bataillon savent qua la lutte sera vive. D’après l’ordre d’attaque, le Bataillon KRATZERT est en réserve. Les objectifs à atteindre sont le Piton du GOUMIER dans le Djebel ZTAIRT et le Djebel TAFRANT dans le Djebel ZTAIRT est. A 6 heures, l’attaque est déclenchée et presque aussitôt, le 1er objectif est atteint. La 21ème Compagnie (Capitaine ALLIOT) a 4 blessés. La prise du 2ème objectif ne peut avoir lieu le même jour.

Le 6 mai : le 6ème Bataillon est à l’avant-garde et, malgré un terrain difficile, continue sa progression. Il parvient à occuper les crêtes qui n’ont pu être prises la veille par le 2ème Bataillon du 3ème Étranger et vers 18 heures, il reçoit l’ordre de rejoindre le camp du GM. A ce moment là, parvient la nouvelle que de nombreux dissidents ont fait leur soumission.

Le 7 mai : le Bataillon KRATZERT relève le bataillon du 3ème Étranger sur le Djebel TAFRANT, position constituée par 3 pitons rocheux où l’accès des animaux est impossible. Il faudra transporter à dos d’homme tout ce qui est nécessaire au bataillon pendant son séjour au Djebel TAFRANT.

Du 7 au 28 mai : c’est la période des travaux et des étapes.

Le 16 mai : Après avoir laissé sur le Djebel TAFRANT un officier et 60 légionnaires de la 22ème Compagnie (Capitaine MASSES) pour l’achèvement du poste principal, le 6ème Bataillon se porte avec le GM sur le camp intermédiaire entre BAB EL ARBA et SOUK EL ARBA ; il est avant-garde du groupe mobile.

Les 17 et 18 mai : il séjourne au camp d’INDERANE ; le 19, il repart dans la direction de MEGHNOUA ; il y reste les 20, 21 et 22 mai. Le 22 mai, il fait mouvement et bivouaque à OUESTA jusqu’au 27 mai ; puis, il s’installe le 28 mai à 2 km à l’ouest du poste de la MANARA. Deux télégrammes du Maréchal LYAUTEY clôturent d’une façon élogieuse les opérations du 6ème Bataillon contre les BENI BOU ZERT.

Opération de TAMEZOUGHT

Constructeurs quand il le faut, travailleurs toujours inlassables, les légionnaires du 6ème Bataillon redeviennent des combattants que rien n’arrêtent au premier signal de leur chef. Après la conquête des BENI BOU ZERT, ils étendent leur œuvre civilisatrice et le 29 mai, après quelques jours de repos seulement, ils s’en vont pour des luttes nouvelles. L’objectif final de la journée est le plateau de TAMEZOUGHT dans la région de BENI ZEHNA. Précédé par les forces supplétives, le 6ème Bataillon marche à l’attaque malgré les difficultés du terrain détrempé par la pluie et atteint son premier objectif : le Djebel TIZI AMOCHANE. Le 2ème objectif est un piton à mi-chemin entre le Djebel TIZI AMOCHANE et le TAMEZOUGHT. Ici, les dissidents opposent une résistance opiniâtre et par leur feu continu, ils empêchent la conquête de l’objectif en fin de journée. Le 6ème Bataillon campe sur une position intermédiaire. Au cours du combat, le caporal OZALA a été tué ; le légionnaire FREDIESCINE a été blessé.

Le 30 mai : reprise de la marche en avant, le 6ème Bataillon est toujours à l’avant-garde. En deux bonds rapides, il atteint et couronne le TAMEZOUGHT. Dans la soirée, un bataillon du 3ème Étranger vient le relever.

Le 31 mai : il se porte du coté de KONDIAT BOUL BINE où le commandant a décidé d’installer un poste ; l’emplacement choisi est celui de COFF EL KELAA.

À partir du 1er juin jusqu’au 7, les travaux les plus divers, les travaux les plus divers sont exécutés par le 6ème Bataillon. Piste reliant le GM au TAMEZOUGHT, piste de communication entre le bivouac du GM et le poste en construction de COFF EL KELAA, pose de lignes téléphoniques, etc…

Le 7 juin : marque le début des préparatifs d’attaque du TADOUT. À cet effet, le GM dont fait partie le 6ème Bataillon installe son bivouac sur les pentes Est du poste de SIDI BRAHIM ; il flanc garde gauche du groupement. Avant l’arrivée du groupement, le capitaine ALLIOT avec sa compagnie, une section de mitrailleuses et une section de 65 s’installe en grande garde sur un piton à l’ouest de l’oued TLOUL et protège le bivouac GM vers l’est. Pendant les journées du 8, 9 et 10 juin, le 6ème Bataillon exécute des travaux de pistes et place des lignes téléphoniques.

Le 11 juin : il reprend sa marche vers AIN SOUK et y fait séjour jusqu’au 16. Ce jour là, étape aux environs de l’oued TLOUL. Le 17, bivouac à proximité de l’oued BECHNA et le 18, arrivé à KELAA. Le bataillon fait séjour à KELAA jusqu’au 22 juin.

Le 22 juin : Le GM se porte au bivouac à proximité des postes de SKOURA (poste principal) et de TIZI ADNI. Pendant la marche, le 6ème Bataillon du 1er Étranger est protection immédiate du convoi. Les dissidents essaient par leur tir de gêner l’installation au bivouac. Le Groupe Mobile reste à TIZI ADNI jusqu’au 25 juin.

Opération du TADOUT

Le 26 juin : le Groupe mobile se porte à l’attaque du plateau de TADOUT. Le 6ème Bataillon fait partie du gros des troupes de réserve et, est susceptible d’être engagé pour la prise d’un 2ème objectif. Puissamment appuyés par l’artillerie sur roues, les bataillons de 2ème ligne précédés par leur force supplétive, conquièrent assez rapidement leur objectif. Dés 16 heures, le Groupe Mobile s’installe au bivouac de TADOUT.

Le 27 juin : le commandant KRATZER reçoit l’ordre d’occuper l’extrémité ouest du plateau avec mission de chasser tous les rodeurs pour faciliter ainsi la prise de SKOURA. L’opération commence à 7h30. À 8h30, au moment où la 23ème Compagnie (Capitaine MARIONI DI GUBBIO) atteint son objectif, elle est accueillie par un feu violent ouvert par les dissidents installés sur les hauteurs qui dominent le TADOUT. Devant cette résistance, l’ardeur des mitrailleurs du Capitaine BARRE est décuplée et leur tir bien ajusté sur un ennemi qui dissimule derrière des rochers oblige ce dernier à cesser son feu. La journée a été chaude et les pertes assez sensible. Le Bataillon a 5 blessés.

Du 28 juin au 12 juillet : le 6ème Bataillon avec l’appui de 3 escadrons de spahis, reçoit la mission d’assurer le service de sécurité pendant le jour, entre le poste de TIZI ADNI et le plateau de TADOUT. Entre temps, il fournit des travailleurs pour la construction du poste principal de TADOUT, de la Tour de l’Eau, de l’ouvrage appelé Chapeau de Gendarme, du poste MULLER, de la kasbah des Partisans et d’une piste reliant le TADOUT à la kasbah de SCHERIF (SKOURA).

Le 13 juillet : par une chaleur torride, le GM fait mouvement et s’installe au bivouac à KELAA où il reste jusqu’au 18 juillet. Pendant la marche, le Bataillon KRATZER est arrivé en arrière garde ; le décrochage a lieu sans incident. La compagnie du Capitaine MARIONI DI GUBBIO est détachée en grande garde sur un piton surplombant l’oued N’DEZ à 700 mètres environ de la face nord-est du bivouac occupé par le 6ème Bataillon.

Le 19 juillet : les légionnaires travaillent à la piste qui relie LA KELAA à MEDIOUNA ainsi qu’au poste en construction sur l’Oued N’DEZ.

Le 20 juillet : le bataillon est flanc garde droit du GM pendant sa marche vers MEDIOUNA. Il occupe successivement les GARAS n°1, 2 et 3.

Pendant la durée de ces opérations, dites « opérations du TADOUT », les légionnaires du 6/I Étranger ont lutté vaillamment ; ils ont parfaitement travaillé. Par télégramme du 27 juillet, le Général POEYMIRAU commandant le groupe d’opérations a adressé ses félicitations aux officiers et aux troupes du Groupe Mobile de TAZA à l’occasion du succès du 26 juin. Le Colonel commandant le GM est fier de transmettre ses félicitations que les officiers et leur troupe ont si bien méritées pour la magnifique ardeur dont ils ont fait preuve à l’enlèvement du plateau du TADOUT.

Attaque de la GARA n°4

Le 21 juillet : le Bataillon KARTZER est à l’avant-garde et prend part à l’attaque de LA GARA n°4 sans subir de perte, mais pendant l’organisation d’un poste à l’extrémité de LA GARA, les dissidents violement pris à partie par nos mitrailleuses, les canons de 37 et une batterie de 75, se ressaisissent et nous infligent des pertes : deux tués et deux blessés. Par la suite de la chaleur accablante et parfois du manque d’eau, la journée fût des plus pénibles.

Le 22 juillet : Le Bataillon prend un repos bien gagné prés de MEDIOUNA.

Combat du TAGHZOUT

Parmi les pages glorieuses inscrites par le 6ème Bataillon dans l’histoire de la pacification du Maroc, celle qu’il écrivit le 23 juillet, est sans contredit la plus belle. Le sang des dix-huit légionnaires morts, les souffrances des 36 blessés Bataillon et les privations des survivants ont gravé cette date dans les annales du 1er Régiment Étranger en caractère inaltérable. Le lieutenant Édouard CHRISTOPHE. Adressons-lui nos hommages.

Le Commandant du GM a décidé de s’emparer du TAGHZOUT. Il dispose pour cette opération de 4 bataillons dont le 6ème du 1er Étranger. Les légionnaires du Commandant KRATZER sont encore ce jour là à l’avant-garde. Leur mission de protéger le flan gauche du 1er Bataillon du 63ème RTM qui a pour objectif le piton de gauche du TAGHZOUT. Précédés de 300 partisans et de deux goums, les deux bataillons atteignent leur base de départ.

Le 6ème Bataillon reçoit l’ordre particulier d’occuper la crête face aux deux pitons jumelés du TAGHZOUT, position dites « Des Deux Jumelles » avec deux compagnies pour protéger le mouvement en avant du 1er Bataillon du 63 RTM qui doit se porter à l’attaque du piton de gauche.

Le Colonel DURIE ordonne à la compagnie VELLEZ (23ème) d’occuper la crête de l’eau à 1 km en avant de la base de départ afin de faciliter la progression d’un bataillon de tirailleurs qui s’est laissé accroché sur son flanc droit. Malgré la difficulté du terrain et les pertes que subit sa Compagnie, le Lieutenant VELLEZ s’empare de l’objectif et s’y installe.

Les dissidents résistent avec fureur sur les deux jumelles et les tentatives répétées des partisans ne parviennent pas à les vaincre ; la position ne peut être abordée.

Le Commandant KRATZER reçoit l’ordre d’attaquer de front le piton gauche du TAGHZOUT. C’est la 22ème Compagnie du Capitaine MASSES qui doit attaquer, appuyée par la Compagnie ALLIOT. Par une chaleur intense, après avoir traversé l’Oued TAGHZOUT, les légionnaires du 6ème Bataillon s’élancent à l’assaut, précédés uniquement par le tir d’une batterie de 65. Une violente contre-attaque des dissidents sur la 21ème Compagnie dont l’un des officiers, le Lieutenant CHRISTOPHE, semble arrêter un instant la progression mais la décision rapide du Lieutenant SAMY, chef de section de la Compagnie de mitrailleuses et une contre attaque de la S HR ( ?) rétablissent la situation et refoulent les dissidents.

La 22ème Compagnie n’a pas été attaquée. Elle s’empare rapidement de son objectif. Les judicieuses dispositions prises aussitôt par le Commandant KRATZER rendent la position de TAGHZOUT imprenable mais les pertes ont été sérieuses. Le Bataillon a eu 18 tués dont 1 officier et 36 blessés.

Les 24 et 25 juillet : le Bataillon est au repos près de MEDIOUNA puis du 26 au 9 août, il est employé à des travaux de constructions diverses dans la TAGHZOUT où il a relevé le 5ème RTA.

Le 9 août : il rentre au bivouac avec le Groupe Mobile près de MEDIOUNA où il reste jusqu’au 12 août.

19 novembre : retour du Bataillon du Maroc. Le Bataillon en entier est caserné à SAIDA.

Notes

Tribu des BENI OUARAIN : http://tribusdumaroc.free.fr/beniourain.php

 

Taza

3 Comments

  1. Le 9 avril : la colonne se porte à proximité de l’OUED ZOBLIT et y bivouaque les 10 et 11 avril.

    Si près de Berkine, cela ne peut être que l’oued ZOBZIT. Vérifiez sur la carte au 100.000e.
    j’y étais en août 2014 pour un guide sur le Moyen Atlas oriental.

    Cordialement
    J. Gandini

    • Marie-Ange Jourdan-Gueyer

      27 mars 2016 at 20 h 25 min

      Si besoin était, quelques mots de Georges de Gueyer sur sa courte période marocaine (1922-23) dans la Légion étrangère confirment tout ce que Thierry a mis à jour dans les archives militaires de Vincennes.

      3ème extrait (lettre du 17/12 60) :

      L’endroit où j’ai fait la guerre au Maroc et [où] j’ai construit un poste qui portait mon nom s’appelle « plateau de Tarzout ». Je ne crois pas si ce poste [sic] existe encore. [L’] opération que nous avons fait [sic] s’appelait « tache de Taza ». C’était dur, en somme nous avons fait la guerre pour rien. Quant à moi, je finis ma vie avec les remords et toutes sortes de remords mais croyez-moi j’ai été puni sévèrement.

      Marie-Ange

  2. Marie-Ange Jourdan-Gueyer

    27 mars 2016 at 20 h 26 min

    « En somme nous avons fait la guerre pour rien » : l’indépendance du Maroc remonte à quatre ans seulement (1956).

    L’association d’idées entre le « C’était dur… » et « les remords et toutes sortes de remords… » laisse entendre que les combats étaient particulièrement violents et même déshonorants pour un militaire de carrière : répression brutale de la population, peut-être même ordre de tuer à bout portant des hommes désarmés (?) Nous savons qu’à cette époque-là Georges de Gueyer a eu des problèmes avec son ou ses supérieurs et, par Yola, qu’il écrivait à sa femme des lettres dans lesquelles il disait son malaise et désapprouvait la politique menée.

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