Georges de Gueyer a été incorporé à la 3ème brigade russe lors de son arrivée en France. Après une courte période de formation, les hommes partent relever ceux de la 1ère brigade arrivés au front au cours de l’été 1916. Ils y passeront le terrible hiver 1916-1917 où les températures descendirent fin janvier à -20°. Ils quittèrent ce lieu fin mars 1917 pour rejoindre le Chemin des Dames.

13 octobre 1916 : Commencement de la relève de la 1ère brigade russe par la 3ème brigade russe dans le secteur d’Auberive sous le commandement du Général Dumas, chef du Groupement Ouest (17e corps d’armée).
14 octobre 1916 : Continuation de la relève de la 1ère brigade par la 3ème.
15 octobre 1916 : Continuation de la relève de la 1ère brigade par la 3ème.
16 octobre 1916 : Fin de la relève de la 1ère brigade par la 3ème.
17 octobre 1916 : Activité ennemie marquée pendant la nuit (une centaine de tirs d’artillerie, des tirs de fusils et des grenades). Tirs, rafales de mitrailleuses et lance-grenades du coté français.
18 octobre 1916 : Activité calme sur le secteur.
19 octobre 1916 : Coups de feu isolés et grenades. Patrouilles.
20 octobre 1916 : 30 obus tirés par l’ennemi sur le secteur. Légères fusillades et lancement de grenade. Arrivée de la 102e batterie du 4e régiment d’artillerie destinée à la 3e brigade russe.
21 octobre 1916 : Coups de feu, rafales de mitrailleuses et quelques minen dans le secteur.
22 octobre 1916 : Attaque de plusieurs petits groupes de 20 à 30 hommes repoussée par les russes.
23 octobre 1916 : Coups de feu habituels. Patrouilles de surveillance et de protection des travailleurs.
24 octobre 1916 : Tiraillerie habituelle. Lancement de grenades et de bombes. Patrouilles. Tirs de canon Brandt coté français.
25 octobre 1916 : Activité calme sur le secteur. Nombreuses patrouilles sur le front.
26 octobre 1916 : Quelques coups de feu et jet de bombes.
27 octobre 1916 : Tirs sur des travailleurs ennemis réparant des défenses en avant du poste du Dragon. Quelques coups de fusil, rafales de mitrailleuses, grenades et bombes.
28 octobre 1916 : Fusillades légères. Nombreuses patrouilles.
29 octobre 1916 : Coups de fusils et rafales de mitrailleuses isolés. Patrouilles de reconnaissance, de sécurité et d’embuscade prises à partie par l’ennemi.
30 octobre 1916 : Fusillade intermittente, rafales de mitrailleuses et lancement de grenades particulièrement dans le Bois en T. Patrouilles sur tout le front.
31 octobre 1916 : Quelques bombes et grenades en particulier sur la partie est du secteur.
1er novembre 1916 : Grenades ennemies sur le Bois en T. Coups de fusils isolés et tirs de mitrailleuses.
2 novembre 1916 : Quelques coups de feu.
3 novembre 1916 : Coups de feu, lancement de grenades, rafales de mitrailleuses et quelques minen. Tirs de canon Brandt.
4 novembre 1916 : Coups de feu isolés. Rafales de mitrailleuses par intermittence. Quelques grenades.
5 novembre 1916 : Coups de feu des guetteurs. Rafales de mitrailleuses. Tirs de canon Brandt.
6 novembre 1916 : Fusillade habituelle. Grenades et bombes. Tirs de canon Brandt.
7 novembre 1916 : Coups de feu isolés. Grenades dans le bois en T.
8 novembre 1916 : Coups de feu et tirs de mitrailleuses. Tir de Viven-Bessières sur des travailleurs ennemis.
9 novembre 1916 : Activité plus grande que d’habitude dans le secteur. La 3e brigade russe déclare avoir vu un avion allemand abattu par des tirs de mitrailleuses d’un avion français entre 14h et 15h qui est tombé à pic dans les lignes allemandes au nord d’Aubérive.
10 novembre 1916 : Activité de minen et tirs d’artillerie sur le secteur russe. Tirs de représailles et de neutralisation de l’artillerie française.
11 novembre 1916 : Coups de feu habituels et tirs de mitrailleuses.
12 novembre 1916 : Légères fusillades et tirs de grenade.
13 novembre 1916 : Attaque ennemie vers 23h30 : bombardement du boyau 36 suivi d’une attaque par 3 sections parties des Bois B2, B3 et en Couloir repoussée à coups de fusils et de mitrailleuses. Tirs de barrage demandés à l’artillerie par la brigade russe.
14 novembre 1916 : Fusillade habituelle.
15 novembre 1916 : Fusillade habituelle.
16 novembre 1916 : Faible activité.
17 novembre 1916 : Quelques coups de feu.
18 novembre 1916 : Coups de feu isolés avec rafales de mitrailleuses.
19 novembre 1916 : Coups de feu isolés. Patrouilles. Affectation de la 102e batterie du 4e régiment d’artillerie à la 3e brigade russe.
20 novembre 1916 : Coups de feu des guetteurs allemands. Quelques bombes et grenades. Patrouille russe composée de 4 sous-officiers partie à 14h en direction des lignes ennemis à la lisière nord du Bois B3 au devant de la nouvelle tranchée allemande: restée à l’affût pendant 2 heures sans rencontrer l’ennemi.
21 novembre 1916 : Quelques rafales de mitrailleuses.
22 novembre 1916 : Quelques coups de feu isolés.
23 novembre 1916 : Journée de brouillard. Activité nulle des deux cotés jusqu’à la nuit.
24 novembre 1916 : Reconnaissance russe dans la nuit qui, partie des postes B9 et B12, a attaqué un petit poste ennemi dont les défenseurs se sont enfuis.
25 novembre 1916 : Faible activité. Pendant la nuit, les russes repoussent une patrouille ennemie qui s’était approchée de PP6 (Bois Parallèle et Golfe d’Aubérive).
26 novembre 1916 : Calme sur le secteur. 2 blessés russes.
27 novembre 1916 : Très faible activité de part et d’autre ?
28 novembre 1916 : Tirs d’infanterie et d’artillerie sur les travailleurs allemands qui profitent du brouillard pour renforcer leur défense.
29 novembre 1916 : Très faible activité. Travaux de réfection des boyaux de part et d’autre.
30 novembre 1916 : Infanterie et artillerie un peu plus actives que la veille.
1er décembre 1916 : Tirs d’une trentaine de minen sur les russes. Riposte de l’artillerie française sye le minenwerfer.
2 décembre 1916 : Légère fusillade et quelques tirs de mitrailleuses. Poursuite des travaux d’organisation défensive du bois en T.
3 décembre 1916 : Rafales de mitrailleuses et coups de fusil. Bombes et minen sur les tranchées au sud d’Aubérive et dans le Bois des Guetteurs à 3,5 km d’Aubérive. Lancement de torpilles sur les ouvrages allemands à l’ouest du golfe d’Aubérive.
4 décembre 1916 : Activité d’artillerie faible. Coups de feu. Rafales de mitrailleuses et de fusil-mitrailleur.
5 décembre 1916 : Léger accroissement d’activité de l’artillerie ennemie.
6 décembre 1916 : Tirs habituels de mousqueterie et de mitrailleuses. Légère activité des engins de tranchées. Activité soutenue d’artillerie allemande : 470 obus de tous calibres. Lancement de torpilles sur les tranchées sud du saillant F à 2 km à l’est d’Aubérive. À 0h15, une quarantaine d’allemands se sont approchés du petit poste B.10 (quartier D) qui ont lancé une trentaine de grenades et qui ont été repoussés par les grenadiers russes.
7 décembre 1916 : Tirs habituels de l’infanterie de part et d’autre. Échanges de tirs d’artillerie. Travaux allemands dans la région d’Aubérive où l’on voit des transports de sacs de sable.
8 décembre 1916 : La 3e brigade russe a fouillé le Bois N25 à 4 km à l’ouest d’Aubérive, après avoir coupé le réseau de fil de fer ennemi, qu’elle a trouvé inoccupé. Ce n’est qu’après avoir suivi pendant environ 150 m la lisière nord du bois qu’ele s’est replié sous le feu des sentinelles ennemies. Travaux d’améliorations de la ligne 1bis.
9 décembre 1916 : Assez grande activité de minen sur le 6e régiment russe. Bruits de travaux devant la brigade russe.
10 décembre 1916 : Engins de tranchées en activité sur divers points des lignes ennemies. Activité d’artillerie et d’infanterie habituelle.
11 décembre 1916 : Journée plus calme que les précédentes.
12 décembre 1916 : Reprise des tirs de part et d’autres.
13 décembre 1916 : Activité d’artillerie assez active. Destruction de l’observatoire d’artillerie de l’auberge de l’Espérance.
14 décembre 1916 : Activité habituelle de l’artillerie et de l’infanterie. Découverte d’un abri en première ligne pouvant contenir une centaine d’hommes avec deux sorties bien cachées au nord du bois en T dans le golfe d’Aubérive par une patrouille russe.
15 décembre 1916 : Journée calme.
16 décembre 1916 : Nouvelle journée calme.
17 décembre 1916 : Coups de feu et tirs de mitrailleuses. Activité moyenne de l’artillerie. Tirs de l’artillerie de tranchée russe.
18 décembre 1916 : Fréquentes rafales de mitrailleuses, quelques bombes et grenades sur le secteur. Tir de l’artillerie de tranchée sur les défenses accessoires allemandes. Tirs de barrage de l’artillerie de campagne sur la tranchée d’Arménie et les boyaux y aboutissant ainsi que sur le Bois des Bouleaux et le Bois B2. Coup de main exécuté par la brigade russe à 7h40 grâce à deux brèches ouvertes dans le réseau. Repli après combat à la grenade. 1 prisonnier ramené du 114e régiment (212e division).
19 décembre 1916 : Activité plus calme que les jours précédents. Réparation des réseaux et des tranchées endommagés par les tirs d’artillerie française.
20 décembre 1916 : Journée calme.
21 décembre 1916 : Rare coups de feu. A 19h, tentative de pénétration en avant de Saint-Denis dispersée. Ralentissement des travaux coté allemand du golfe d’Aubérive.
22 décembre 1916 : Nouvelle tentative de pénétration des lignes en avant du secteur PP5 dispersée par l’artillerie et l’infanterie. Travaux allemands dans le golfe d’Aubérive paraissent ralentis.
23 décembre 1916 : Entre 16 et 17 heures, une vingtaine de soldats allemands tentent de couper les réseaux en avant de PP5 après un court bombardement d’obus de divers calibres (77, 88, 105 et 150) Ils sont dispersés par les feux de l’infanterie et de l’artillerie.
23 décembre 1916 : À 5h55, après un vif bombardement d’artillerie et de minen de gros calibre, une troupe ennemie s’est précipité sur des petits potses à l’ouest du Bois en T. Repoussée par une contre-attaque immédiatement déclenchée, elle n’a pas pu traverser les fils de fer. Deux sentinelles touchées dont une portée disparue (probablement enlevée par la troupe ennemie). Tir de l’artillerie de la brigade russe sur les Bois Sans Nom, Parallèles et en Pioche.
24 décembre 1916 : Faible activité d’infanterie. Obus de tous calibres sur le secteur.
25 décembre 1916 : Peu d’activité d’artillerie et d’infanterie.
26 décembre 1916 : Journée calme. Aviation active en raison du beau temps. 1 soldat disparu (non rentré de patrouille).
27 décembre 1916 : Activité d’artillerie assez grande en raison du beau temps. Avion ennemi atteint par un obus français tombe en flamme dans les lignes ennemies au-delà d’Aubérive. Un autre avion allemand, pris en chasse par un avion français, est contraint d’atterrir. 2 blessés.
28 décembre 1916 : Un soixantaine d’obus tirés dans le secteur d’Aubérive par les allemands. 1 tué. 2 blessés.
29 décembre 1916 : Rien de particulier coté infanterie. Activité moyenne d’artillerie de part et d’autres. 2 tués. 5 blessés.
30 décembre 1916 : Activité d’artillerie moyenne (300 obus tirés cotés allemand). Quelques coups de feu. 2 blessés.
31 décembre 1916 : Exécution d’un coup de main contre la brigade russe. Obus de tous calibres dans la matinée et augmentant d’intensité entre 12h et 15h dirigés vers les boyaux 4 et 5bis en face du Bois Parallèle sur le Bois en T, sur le boyau 36 et plus en arrière sur la ligne 1bis et sur le Bois Sacré. Arrêt des tirs vers 17h. Attaque vers 18h d’une centaine d’hommes sur les postes 5 et 5bis et le Bois en T. Repoussée par les lignes russes. À 18h30, nouvelle attaque infructueuse d’une compagnie allemande au même point. Une dizaine d’assaillants réussissent à pénétrer dans le poste principal mais sont aussitôt repoussés. Une attaque d’une demi-compagnie échoue à nouveau. Enfin, une dernière attaque est tentée vers 5h du matin sur la lisière nord du bois en T avec le même sort que les précédentes. 3 tués. 28 blessés.
1er janvier 1917 : Exploration du Bois B3 en avant du quartier C par une patrouille russe (complètement vide). Activité d’artillerie presque nulle. 5 blessés.
2 janvier 1917 : Une vingtaine de patrouilleurs s’est approchée du saillant des Dragons et ils se sont retirés après avoir jeté des grenades.
3 janvier 1917 : Activité presque nulle (350 obus tirés). Nombreux bruits de chariots et de travaux. Batterie de 240 demandée pour démolir les organisations menaçantes devant les Bois Parallèles.
4 janvier 1917 : Mousqueterie et rafales de mitrailleuses habituelles. 2 blessés.
5 janvier 1917 :
6 janvier 1917 : Activité assez faible. 1 blessé.
7 janvier 1917 : Chants, musiques et conversations bruyantes entendues par les russes en provenance des tranchées allemandes. À 8h30, l’ennemi a arboré 2 drapeaux : 1 français et le le 2ème russe. 1 blessé.
8 janvier 1917 : Activité classique.
9 janvier 1917 : Bombes tirées par des engins pneumatiques. Torpilles dans le secteur d’Aubérive sur le Bois des Abatis et à l’ouest du fortin de Mamers. Tirs français sur les Bois Parallèles et la tranchée de Bagdad. 1 blessé.
10 janvier 1917 : 2 blessés.
11 janvier 1917 : Activité plus faible que la veille. 1 blessé.
12 janvier 1917 : Coups de fusils isolé.
13 janvier 1917 : Tirs habituels d’infanterie. Artillerie faible.
14 janvier 1917 : Rafales de mitrailleuses assez fréquentes. 6 blessés.
15 janvier 1917 : Faible activité d’infanterie et d’artillerie. 2 tués.
16 janvier 1917 : Coups de fusils isolés. 1 blessé.
17 janvier 1917 : Tirs de guetteurs. Environ 300 obus tirés. 4 blessés.
18 janvier 1917 : Coups de fusils isolés. Quelques rafales de mitrailleuses.
19 janvier 1917 : Quelques minen envoyés sur les postes de la brigade russe. Coups de feu isolés. 1 blessé.
20 janvier 1917 : Une patrouille de la brigade russe s’est approchée du Bois en Pioche mais elle s’est arrêtée après avoir traversé un premier réseau devant un deuxième réseau plus dense qui parait être gardé par des postes de 2 ou 3 hommes tous les 20 mètres. 3 blessés.
21 janvier 1917 : Très faible activité. 1 blessé.
22 janvier 1917 : Rares coups de feu. 2 blessés.
23 janvier 1917 : Poursuite des travaux du coté du golfe d’Aubérive (allemands). Quelques grenades à fusil. 1 blessé.
24 janvier 1917 : Quelques coups de feu.
25 janvier 1917 : Nouvelle batterie de 77 signalée par le 5ème régiment à l’ouest de Vaudesin.
26 janvier 1917 : Rafales de mitrailleuses et grenades. 1 blessé.
27 janvier 1917 : Faible activité. 2 blessés.
28 janvier 1917 : Coups de feu. 1 blessé.
29 janvier 1917 : Quelques coups de feu et rafales de mitrailleuses. Quelques minen sur le secteur. Circulation d’isolés sur la route entre Vaudesincourt et Aubérive gênée par des tirs de l’artillerie française.
30 janvier 1917 : Les organisations ennemies repérées le 3 janvier sont visées par la section de 240 entre 14h et 17h. Deux patrouilles sont envoyées à la nuit vers le Bois en Pioche mais elles ne peuvent pénétrer dans les lignes ennemies (les réseaux étant intacts et les lisières du bois fortement occupées). 8 blessés.
31 janvier 1917 : Attaque allemande par émission de vagues de gaz affecté la partie ouest du secteur d’Aubérive à partir de 16h. Les tirs proviennent des lignes ennemies situées en face du Bois des Guetteurs (3 émissions entre 16h et 19h45). Les vagues de gaz forment des nappes opaques d’un blanc laiteux avec reflets verdâtres ou grisâtres. Elles ont atteins des zones arrières du secteur et même au-delà de la zone du Groupement Ouest. Pendant les émissions, l’artillerie allemande a violemment bombardé plusieurs points du secteur avec des obus de tous calibres et des obus asphyxiants. À la suite des émissions, les allemands ont tenté de pénétrer les lignes sur plusieurs points. Leurs groupes d’attaque étaient revêtus de capotes blanches qui les rendaient difficilement visibles sur le sol couvert de neige. L’attaque prend fin à 21h. Le chiffre réel des pertes ne sera connu que beaucoup plus tard (plusieurs centaines d’intoxications et de décès).
1er février 1917 : Faible activité. Bruit d’une machine au sud d’Aubérive ressemblant au ronflement d’un moteur. Bruits métalliques en face du poste principal Montignac et Dragons. 1 blessé.
2 février 1917 : Activité moyenne. 1 tué.
3 février 1917 : Signalement de conversations en russe dans les tranchées allemandes en face du sous-quartier BI. Bruits de travaux du coté des lignes allemandes. Suspicion de la préparation d’une nouvelle attaque allemande.
4 février 1917 : Coups de feu isolés. 3 blessés.
5 février 1917 : Tirs d’artillerie sur les organisations ennemies où divers indices laissent penser une nouvelle attaque au gaz. 1 blessé.
6 février 1917 : Nombreux bruits de travaux sur tout le front. Roulements de voitures et de chemin de fer, bruits de déchargement de matériel à Vaudesincourt et entre Vaudinsaucourt et Aubérive. 1 tué.
7 février 1917 : Journée calme.
8 février 1917 : Activité calme. Préparation du coup de main que doit exécuter la brigade le lendemain.
9 février 1917 : À 4h, le 5ème régiment russe a exécuté un coup de main sur la tranchée ennemie située au nord du Bois I. Cette opération a valu la capture d’un prisonnier et la destruction de deux abris cavernes. Pendant cette action, le 6ème régiment a simulé une attaque devant le Bois des Guetteurs. 1 tué. 10 blessés.
10 février 1917 : Tirs sur des travailleurs sur la route entre Aubérive et Vaudesincourt.
11 février 1917 : La 3e brigade signale des charrois intenses à Aubérive vers 19h avec des mouvements de circulation fréquents sur la route de Vaudesinsourt. 1 tué.
12 février 1917 : Faible activité. 1 tué. 1 blessé.
13 février 1917 : Activité faible. 1 tué. 1 blessé.
14 février 1917 : Un peu plus d’activité que les jours précédant.
15 février 1917 : Activité faible.
16 février 1917 : Émission de gaz à partir d’1 h. Une partie de la vague est revenue sur son point de départ dans le secteur russe. À l’apparition de la nappe, l’ennemi a lancé des fusées éclairantes, puis des fusées à plusieurs feux jaunes-blancs et des fusées rouges et vertes. Réaction ennemie assez violente. 4 blessés.
17 février 1917 : de 4h30 à 5h30, roulements d’automobile entendus sur la route d’Aubérive à Saint -Souplet. Habituellement, on n’entend que des bruits de voitures hippomobiles sur cette route. Il est possible qu’il s’agisse d’évacuation de blessés suite à l’attaque au gaz de la veille. Le 6-me régiment confirme que la vague de gaz est passée à proximité du Bois en T et qu’elle a atteint les tranchées adverses d’où s’élevaient des bruis de courses désordonnées, des gémissements et des lamentations. 3 blessés.
18 février 1917 : Quelques accrochages. 1 tué.
19 février 1917 : Une patrouille du 6ème régiment pénètre dans les tranchées ennemies au nord du poste principal Montagnac en créant une brèche dans les réseaux allemands à l’aide de cisailles. La patrouille trouvera la tranchée inoccupée. Elle détruira des fils téléphoniques et des tuyaux de plomb qui, déposés sur le parapet, semblent destinés ou avoir servi à des émissions de gaz. Entendant des voix, elle se prépare à attaquer mais elle est éventé et est obligé de se replier en combattant. Elle réussit à rentrer dans ses lignes en ramenant un blessé.
20 février 1917 : Activité habituelle. 1 blessé.
21 février 1917 : Lutte contre le dégel coté français. 2 blessés.
22 février 1917 : Faible activité. 1 blessé.
23 février 1917 : Activité d’artillerie plus grande que les jours précédents. De 2h à 4h, violents bombardements. Puis de 4h à 5h30, violents tirs de minen et d’obus.
24 février 1917 : 2 blessés.
25 février 1917 : Très faible activité.
26 février 1917 : Activité faible.
27 février 1917 : Plusieurs avions ennemis survolent le secteur à différentes reprises. Arrivée du complément de la batterie de 58 russe en provenance de Mailly. 4 blessés.
28 février 1917 : rares coups de feu. 1 blessé.
1er mars 1917 : Activité assez grande de batteries contre les lignes russes. Le détachement complémentaire de la batterie de 58 venant de Mailly est arrivée le 1er mars à Mourmelon-Le Grand. 1 tué.
2 mars 1917 : Activité plus faible que la veille.
3 mars 1917 : Coups de feu isolé. 1 tué.
4 mars 1917 : Coups de feu habituels. Travaux d’entretiens. 2 blessés.
5 mars 1917 : Activité habituelle.
6 mars 1917 : Nombreux tirs de harcèlement. Riposte ennemie assez violente. Bombardements entre 18 et 19h par gros minen (77, 105 et 150) faisant de gros dégâts et mettant hors d’usage une pièce de 90. 2 tués. 15 blessés.
7 mars 1917 : Activité très faible.
8 mars 1917 : Un peu plus d’activité que la veille entre 15 et 16h. Une patrouille russe accompagnée de sapeurs français a porté une charge allongée sous le réseau ennemi en face du poste principal Courcy. Le réseau a sauté à 4h50. 2 tué ; 1 blessé.
9 mars 1917 : Coup de main par le 5ème régiment russe sur Aubérive. Préparation d’Artillerie a commencé à 9h. à 17h30, départ de 3 groupes d’assaut. Les tranchées et boyaux étaient sérieusement bouleversés par l’artillerie française. Mais certains abris non démolis étaient remplis d’allemands disposant de mitrailleuses qu’ils mirent en position dans les boyaux. Les feux de ces mitrailleuses et les combats à la grenade coutèrent des pertes ; des abris ont été détruits. A 18h05, le repli commençait par échelon. Il était terminé à 18h15. Les éléments d’attaque ramenaient des prisonniers : 1 sous-officier faisant fonction d’officier et 7 hommes du 18ème bataillon de chasseurs dont un fût tué dans les lignes russes par un obus allemand. Les pertes subies par l’ennemi sont sérieuses. À 17h15, une diversion a été faite par le 6ème régiment sur le Bois des Écoutes. Trois patrouilles détruisirent 3 abris et capturèrent 1 prisonnier blessé du 358ème régiment d’infanterie. La réaction de l’ennemi a été assez forte. 15 tués. 89 blessés (dont 4 officiers).
10 mars 1917 : Très faible activité. 2 blessés.
11 mars 1917 : Attaque de deux patrouilles d’une vingtaine d’hommes vers 4h30 sur les postes du Bois en T repoussée par les russes. 1 tué. Activité d’artillerie très active. 11 blessés.
12 mars 1917 : Journée plus calme.
13 mars 1917 : A 4h30, l’ennemi a tenté une sortie en face du C2. Il a du réintégré aussitôt ses lignes sous les feux des mitrailleuses et de l’artillerie. Une patrouille ayant reconnu des travailleurs dans les défenses accessoires du quartier C les chasse à coup de grenades. Début de la relève de la brigade russe. 1 compagnie du 134ème d’infanterie relève dans la nuit du 13 au 14 mars une compagnie du 5ème régiment russe sur la rive ouest de la Suippes entre la Suippes et la route de Mourmelon à Aubérive. Cette compagnie va cantonner à Mourmelon –Le-Grand. Le bataillon de marche de la 3ème brigade russe se porte de Mourmelon-le-Grand à Louvercy. 1 tué. 7 blessés.
14 mars 1917 : Remplacement de l’ambulance russe. 2 blessés.
15 mars 1917 : Activité d’artillerie moins forte que la veille. Relève de la 3ème brigade par la 185e brigade territoriale : 2 bataillons en 1ère ligne et 2 bataillons en soutien. Les bataillons russes vont cantonner à Mourmelon-Le-Grand et Louvercy.
16 mars 1917 : Fin de la relève de la brigade russe. Les derniers éléments se portent sur la Marne dans la zone attribuée à cette brigade.

[Source JMO du 17ème Corps d’Armée]