Alexandre 1er

 

Tout commence avec la défaite de Napoléon 1er à la bataille de Paris le 30 mars 1814. Les russes, alliés aux prussiens, aux autrichiens et aux anglais entrent dans Paris et mettent sur le trône le frère du roi Louis XVI, Louis XVIII, et lui impose la rédaction d’une constitution : la Charte de 1814.

De retour en Russie, les officiers russes rêvent qu’une constitution vienne apporter de la modernité au régime féodal d’Alexandre 1er. Mais celui-ci, bien qu’ouvert aux idées nouvelles, ne réalisera que de timides réformes, bien insuffisantes aux yeux de ces jeunes aristocrates russes qui fondent alors des sociétés secrètes associées généralement aux sociétés franc-maçonnes.

 

A la mort d’Alexandre 1er, le 1er décembre 1825, son successeur, son frère le grand duc Constantin, hésite à monter sur le trône. Profitant de la vacances du pouvoir, le prince Serge Troubetzkoï, l’un des chefs des réformateurs,  tente un coup d’Etat à Saint-Pétersbourg en réunissant 3 000 personnes sur la place du Sénat dont des hommes de troupes pour abolir le servage et donner une constitution à la Russie.

Serguei-Troubetzko

Nicolas-1er

 

Le face à face avec les troupes loyalistes dura toute la journée. Les insurgés étaient mal organisés et leurs buts n’étaient pas connus des soldats de leurs régiments. Finalement, le grand duc Nicolas, futur tsar Nicolas 1er, décida de tirer sur la foule au canon pour la disperser. On compta 70 morts. Le règne du nouveau tsar Nicolas 1er allait s’inscrire dans le conservatisme le plus absolu.

Il décida de réprimer avec force les auteurs de l’insurrection. Cela déboucha sur des milliers d’arrestations, des centaines d’interrogatoires, cinq exécutions par pendaison et 121 condamnations à l’exil, aux travaux forcés, au bagne et à la déportation en Sibérie. Le prince Sergueï Grigorievitch Volkonski, membre de notre famille, fût l’un de ceux-là.
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Ce n’est qu’en 1852 que quelques uns des survivants furent enfin autorisés à rentrer chez eux.