Varvara Pavlovna Bérédnikova est le cinquième enfant de Paul et de Nathalie.

Varia, née à Tikhvine le 9 février 1884, apprend le français à la maison comme ses frères et sœurs, puis fréquente le gymnase de jeunes filles. Elle joue bien du piano, étudie la comédie et entre comme actrice dans un théâtre à Saint-Pétersbourg.

Elle épouse par amour, en 1913, le 9 janvier, Yannek Klaus, un Russe d’origine polonaise dont elle est enceinte. Ils ont un fils, Victor né le 13 février, qu’ils vont confier à Katia, avec une nourrice. Mais cet enfant meurt en bas âge.

Varia met au monde une fille en 1914, Marina, que Nathalie appelle parfois Margarita, puis ils vont vivre en Sibérie, à Irkoutsk, où elle accouche d’une deuxième fille, Valérie, en 1918.

Yannek était mobilisé sur place, comme officier. Il entrera dans l’armée blanche et périra durant l’épidémie de choléra, en 1921.

Varia n’a alors de cesse de rejoindre sa mère, et sa sœur Olga à Nice où elle arrive comme réfugiée en 1923, accompagnée de ses deux filles. Elles bénéficient duPasseport « Nansen » (L’Organisation Nansen depuis 1921 était chargée de résoudre le problème des réfugiés de la guerre de 1914-18 et distribuait aux réfugiés des passeports bleus d’apatrides et leur trouvait des pays d’accueil).

Varia meurt à Nice en 1932, des suites d’une opération de l’appendicite. Elle a eu une embolie, étant encore à l’hôpital.

Extraits de « La correspondance des Bérednikoff » de Yolande Levine (Mazan, 1995) publiés avec l’autorisation de l’auteur.