Varvara Ganskaou, née en 1820, était la soeur de Féodor Ganskaou et de Catherine Ganskaou, mère de Nathalie. Varvara était donc la tante de Nathalie et celle-ci l’aimait beaucoup.

varvara-ganskau-von-stackelbergVarvara, qu’on appelait par son diminutif, tantôt Varia, tantôt Mira ou encore Mirodontitchka avait épousé par amour, un homme riche et noble : le baron de Stackelberg, propriétaire terrien en Estonie. Il possédait toute une île, Vormsi, située en mer Baltique.

Ils étaient aussi propriétaire d’une résidence d’été à Haapsalu au bord de la mer Baltique à 400 km de Pétersbourg, en face de l’île de Vormsi. Les Bérednikoff passaient leurs vacances à Haapsalu dans la maison de Varvara.

Hapsal 2

Villa Friedheim - Hapsal - 1900

A la mort de mari, elle fait construire une église à sa mémoire avant de partir pour Nice où elle réside d’abord l’hiver, puis toute l’année dans un appartement qu’elle louait.

00-eglise-orthodoxe-fondee-en-1887

01-eglise-orthodoxe-fondee-en-1887

tombe-du-baron-von-stackelberg-et-de-son-epouse-varvara-02

tombe-du-baron-von-stackelberg-et-de-son-epouse-varvara-03

pierre_02

tombe-du-baron-von-stackelberg-et-de-son-epouse-varvara-01

En 1894, Katia Bérednikova est venue avec elle en France, pour lui tenir compagnie et pour pratiquer la langue française. Elle n’y reste que quelques mois. Varvara rendra visite à son fils, avec Katia à Bruxelles, puis elles iront à Paris, ensuite à Néris-les-Bains où Varvara fait une cure et enfin elles arrivent à Nice.

tombe-du-baron-von-stackelberg-et-de-son-epouse-varvara-en-1938

Puis c’est Olga Bérednikova, la soeur de Katia qui vient avec Varvara, en 1902 à Nice où cette dernière vivra jusqu’à sa mort en 1920. Comparée aux Bérednikoff, tante Varvara était riche. Son argent était placé à la banque en Russie, et c’est Nathalie, à qui elle faisait entièrement confiance, qui s’en occupait et notamment lui envoyait régulièrement les intérêts en France. Le rouble était une monnaie forte, le change avantageux.

La baronne Stackelberg avait un fils unique, Frédéric qu’elle adorait. Elle s’est beaucoup occupée de lui dans son enfance et ne l’a jamais ni puni ni frappé. Elle lui laissait toujours beaucoup de liberté et ne le jugeait pas. Olga disait que c’était ce qui avait fait de lui un homme exceptionnel.

Elle décède à Nice en 1920.

Extraits de « La correspondance des Bérednikoff » de Yolande Levine (Mazan, 1995) publiés avec l’autorisation de l’auteur.dd