Supposition : Georges et Nelly sont partis pour Madagascar soit au 4è trimestre 1918, peu après leur mariage, soit durant l’année 1919, et ils sont revenus avant la naissance d’Ariane (le 27 août 1920), puisqu’elle est née à Nice. Pas mal de temps avant même, puisqu’une photo insérée dans la Correspondance des Bérednikoff et datée de 1919 nous montre, si du moins cette date est juste, Nelly visiblement enceinte… de combien ? Six mois ? Ils n’y seraient donc restés qu’un an à peu près.

Comme traces de ce voyage, il y a :

1) une carte postale de Port-Said signée Nelly et adressée à Stella (dont Yola m’avait fait cadeau un jour). Malheureusement le timbre en a été décollé et la date est absente (sauf le chiffre du jour : 23) mais l’adresse est la même que celle qui est indiquée sur l’acte de mariage (19, rue Hôtel des Postes). La voici :

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2) le fameux bébé crocodile dont Ariane a toujours dit qu’il avait été tué par son père là-bas. Elle avait retrouvé et apporté la peau toute racornie mais entière à Marrakech et Georges Jourdan l’avait transmise au collègue-laborantin du lycée Victor-Hugo où il enseignait. Celui-ci, habile taxidermiste, l’a totalement rafraîchie, voilà donc comment nous possédons un très joli petit crocodile empaillé, la peau vernie et avec de beaux yeux ronds faits avec des billes !

Ariane parlait, je crois me rappeler, d’autres trophées de chasse, comme un pied d’éléphant (?) disparu. Il y a peut-être des photos de la période Madagascar à retrouver dans les albums ?

Yola rapporte, d’après Tante Olga, que Georges aimait beaucoup la chasse et que, lorsqu’on lui demandait ce qu’il comptait faire, il disait quelque chose comme : « J’irai chasser l’éléphant blanc en Afrique ». L’éléphant blanc, c’était lui.

3) Ariane précise qu’il ne s’agit pas d’un pied d’éléphant mais d’une grosse patte de crocodile – un crocodile adulte cette fois ! – que la famille avait conservée mais qui semble avoir disparu depuis longtemps… Et confirme : « [Mon père], c’était un grand chasseur ».

4) En revanche, elle m’apprend qu’elle garde encore une autre relique : un vieux sac à main en peau (?) que le jeune couple avait acheté lors de son passage au Caire, donc à l’aller ou au retour de Madagascar.

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Marie-Ange